Revue de presse de L’Epopée de Gilgamesh

Adrienne Nizet, L’Epopée de Gilgamesh, Le Soir, 18/01/08. Une brève, qui donne deux étoiles au livre.

L’Epopée de Gilgamesh, Vivre, tout simplement, n° de mars-avril-mai 08. Brève dans la sélection de livres du trimestre.

Françoise Lison-Leroy, Gilgamesh à portée de regard, Le Courrier de l’Escaut, 12/11/07. Bel article de 2/3 page. Extraits dans Mes livres, mes écrits, sous L’Epopée de Gilgamesh.

 Ghislain Cotton, Le sens de la vie, Le Carnet et les Instants, n° 150, février/mars 08. Bel article sur deux colonnes denses. Extraits dans Mes livres, mes écrits, sous L’Epopée de Gilgamesh.

 Laure-Elisabeth Lorent, Indications, n° 2 de la 65e année, mars/avril 08. Très belle analyse littéraire de 4 pages. Extraits dans Mes livres, mes écrits, sous L’Epopée de Gilgamesh.

Interview par Françoise Lison-Leroy suite à la sortie de Gilgamesh

PORTRAIT

en 6 questions

réalisé par Françoise Lison-Leroy,

à l’occasion de la parution de L’Epopée de Gilgamesh,

en préalable à un article paru dans Le Courrier de l’Escaut du 5 février 2008.

 

1) Romancier, scénariste, écrivain… Tu m’as dit rejeter les étiquettes.

Je suis quelqu’un qui aime inventer et structurer des histoires, jongler avec des savoirs et des questionnements, des émotions et des mots, mais aussi, tout autant, quelqu’un qui aime à partager cela, qui en sent le besoin et même la nécessité. Ce sont ces fondamentaux qui m’amènent à expérimenter différents types d’expression et de communication, à faire de moi, donc, un polygraphe. Et, plus encore, un polygraphe tous terrains et sans a priori. Je pars du principe qu’il n’y a pas de mauvais genre ou de mauvais clan, qu’il faut chercher des adéquations, des affinités électives un peu partout, là où souffle (temporairement) l’esprit, que c’est même la meilleure manière d’apprendre, d’évoluer, de progresser.  Ce qui m’amène, dans l’édition, à passer d’un Indépendant bruxellois à un Grand parisien, à accepter l’argent suisse d’une belle commande mais à en refuser une autre pour privilégier un  travail bénévole, à alterner la création solitaire et la collaboration (avec une revue animée, une collection, un dessinateur, un illustrateur…), la fiction et les mythes, l’Histoire, les récits authentiques, voire la critique littéraire. Un rejet des étiquettes qui s’applique à la carrière mais à la vie tout entière aussi, car il faut voir au-delà des cloisonnements et des apparences, aller inlassablement à la recherche du Beau, du Bien et du Bon. Chez les Anciens et les Modernes, les plus âgés et les plus jeunes, dans un terroir natal ou un pays exotique, un palais ou un bidonville, hier comme aujourd’hui ou demain.

5) Es-tu un chercheur de sens ? Chercher, c’est trouver?

C’est très beau, ce que tu dis. Eh bien, j’aime à le penser. Oui. Et c’est sans doute pour cela, au fond, que ma démarche est double. Creuser sans cesse le même sillon, l’approfondir (en construisant pas à pas une fresque romanesque ou en poursuivant une collaboration durant de longues années), mais, parallèlement, aller à l’aventure, explorer d’autres sentes… en quête de pépites de sens, de l’or du temps cher à Breton. A découvrir et à partager. Chercheur puis passeur de sens. Quant à trouver… Comme disait un sage, l’important, dans le voyage, ce n’est pas le lieu de destination mais la route elle-même. Disons qu’en cherchant avec application, on trouve beaucoup mais pas nécessairement l’objet de la quête initiale. Et jamais les réponses définitives. Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Je fouille encore, bien sûr !

2) Apprivoiser un mythe ? Tutoyer notre humanité?

Comme l’a dit William Golding (Prix Nobel et auteur de Sa Majesté des mouches), Le plus grand plaisir dans la vie, c’est la compréhension. Et réussir à aider les gens à comprendre leur propre humanité, c’est cela la tâche de l’écrivain.  Les mythes touchent à des aspects essentiels de la condition humaine et Gilgamesh n’y échappe pas. Il y est question d’amour et d’amitié, de prise de conscience de soi et de l’autre, de la responsabilité ; il y a une quête de la vie éternelle et du bonheur, du sens de la vie. Une réflexion si riche et si proche qui remonte à des millénaires, cela ne laisse-t-il pas songeur ? Apprivoiser tout cela, c’est aller à contre-courant du repli sur soi et de la peur de l’inconnu, rappeler que l’Irak où déambulait Gilgamesh n’est pas qu’une terre de chaos et de violence, que l’Irakien d’aujourd’hui ne doit pas être réduit à un cliché.

 

3) Tu approches la réalité historique et tu fais œuvre littéraire : une écriture imagée, puissante, lyrique. Histoire et littérature…

Apprendre en distrayant, ou de préférence en captivant ; amuser ou captiver en apprenant. Toutes mes œuvres répondent à ce cahier de charges, dans des proportions différentes, toutefois, et pour des publics divers. Dans le cas de ma version de Gilgamesh, l’objectif premier était de livrer un beau conte, initiatique (pour le fond) et lyrique (pour la forme), teinté d’aventures et de fantastique. Le projet littéraire l’emportait. Mais j’ai travaillé l’habillement pour épouser l’Histoire, oui, et pris un plaisir fou à établir le petit Pour en savoir davantage qui apporte d’autres éclairages au récit et aux personnages.

4) Donner la parole à des voix, des silhouettes qui ont traversé le temps, la mémoire… Cet itinéraire rejoint aujourd’hui notre faim de grandeur, de beauté, d’universalité.

Les hommes de toutes les  époques et de toutes les origines sont en corrélation intime, la filiation se fait tout autant culturellement que génétiquement. Que serait Homère sans Gilgamesh, Virgile sans Homère, Dante sans Virgile ? Je me sens résolument moderne (je lis Ellroy ou Murakami, j’écoute Radiohead ou Muse, je me passionne pour le cinéma d’un Inarritu ou d’un Meiralles, une série TL comme Six feet under), mais je vis aussi dans l’amour d’artistes du passé, que je perçois comme des parents proches : Mozart ou Bach, Sarah Vaughan ou Gainsbourg, Mérimée ou Wilkie Collins, Chrétien de Troyes ou Shakespeare, Hugo Pratt ou Franquin,  Bergman ou Hitchcock, Rembrandt ou Canaletto, et tant d’autres…

 

6) Un très bel accord entre texte et illustration : un travail en accord avec ta recherche ?

Voilà une réflexion qui me ravit. Pour deux raisons. D’abord, nous avons osé offrir un contrepoint, soit des images assez sombres inspirées par le cinéma expressionniste allemand des années 20, et ce pour un récit qui se voulait… lumineux. Ensuite, quel bonheur que ce texte issu du fond des âges et des horizons soit illustré par un jeune homme qui nous vient des Etats-Unis, mêlant des ascendances mexicaine, hongroise et américaine à un parcours atypique (trois cycles complets d’études : l’université et l’illustration à Liège, le cinéma à Louvain). Je me dis que cette illustration-là et cet illustrateur-là réalisent une mise en abyme de ma philosophie de l’interculturalité, du décloisonnement. Ceci étant, notez que c’est notre éditeur, David Giannoni, qui m’a soumis l’idée d’illustrer le conte puis proposé la collaboration avec Nikolas List. Hasard ou nécessité ? On ne peut exclure la solution la plus féérique, à savoir que l’éditeur (un psy de formation !) ait pleinement intuitionné l’univers de l’auteur au point de précéder ses vœux.

Revue de presse générale

Sur mon aventure scénaristique en BD

–         Le Ligueur, juin 1990, Daniel Fano, Nouvelle vague (à propos de la BD de 9 pp It interrompu)

 

Suite à la parution de Cagliostro et du Comte de Saint-Germain,

dans la collection Histoire et Mystères de Marabout :

–         La Wallonie, 9 novembre 1995, P.B., Nouvelle collection chez Marabout

–         La Libre Belgique,  5 janvier 1996, Francis Matthys, L’Histoire et ses mystères

–         Ciné-Revues, 1 février 1996, Les livres dont on parle

–         Le Soir, 13 février 1996, Michel Grodent, L’historien en Sherlock Holmes

–         La Dernière Heure, 23 avril 1996, M.P., supplément Foire du Livre de Bruxelles, Les grandes énigmes de l’histoire

–         La Lanterne, 24 avril 1996, André Vanderperre, Philip Wilkin partagé entre la BD et la littérature

–         Bravo Uccle, 10 mai 1996, Pierre Duval, Marabout présente la collection « Histoire et mystères »

–         Revue féminine (Gaël, Flair ou Femmes d’aujourd’hui, Josianne Vandy, Petites histoires de la Grande Histoire

–         La Lanterne, 4 décembre 1995, Y.B., Marabout : des pages de fer et de soufre

 

Suite à la parution de : Le Jour du dernier pape

–         Le Courrier de l’Escaut, 15 juillet 1999, Pascal Lepoutte

–         Le Ligueur, 28 juillet 1999, Michel Torrekens

–         Match, été 1999, Christian Libens

–         Nord-Eclair, 1 août 1999, Daniel Foucart

–         Le Soir Illustré, 4 août 1999, Chantal Gras

–         Le Vif l’Express, le 27 août 1999, Ghislain Cotton

–         La Libre Belgique, 27 août 1999, Francis Matthys

–         Nos Lettres, août-septembre 1999, Jean Lacroix

–         Gaël, octobre 1999, Sabine Crochet

–         Le Matin, 5 octobre 1999, Guy Delhasse

–         Ciné-Revue, 29 octobre 1999

–         Revue Sol’Air, 1999, Laurent Bayart

 

Suite à la parution de : La Chambre close

Ghislain Cotton, Le Vif/L’Express, mars 06, Clio kidnappée

Pierre Maury, Le Soir, mars 06

–         Pascal Lepoutte, Le Courrier de l’Escaut, 16 mars 06, Philippe Remy, à contre-courant

–         Daniel Foucart, Nord-Eclair, 18 mars 2007, Un Tournaisien à l’époque des Léopold

Laure-Elisabeth Lorent, Indications, avril 06, Les mystères de Bruxelles

 – Michel Torrekens, Le Ligueur, avril 06, Coup de cœur du mois en collaboration avec les libraires de la Fnac, Un roman comme une conque

Thierry Leroy, Le Carnet et les Instants, avril 06, Un polar mystique sur fond de révolution belge

Jean Lacroix, La Revue générale, juin 06, et Nos Lettres, mai 06

Michel Paquot, Vers l’Avenir, juin 06, Le mystère de « La Chambre close »

Prix littéraire, Gaël, juillet 06, Sélection du mois des lectrices

?, Le Généraliste, 10 août 06

Sylvie Godefroid, Sabam magazine, n° 48, mars 2007, Philippe Remy, l’Obélix de la littérature

Mon rapport à l’écriture

Dans Une vie et une passion inextricablement liées, j’ai raconté l’histoire de ma rencontre avec la narration, de manière détaillée et pourtant lacunaire, car elle passe sous silence l’immense influence de la fiction télévisuelle ou cinématographique. Mais mon rapport avec l’écriture au présent ?

Avant d’être un plaisir, l’écriture est une nécessité. J’écris, donc je suis. Depuis toujours. Je n’ai jamais arrêté, même s’il m’arrive fréquemment de douter. Mon credo, c’est la création, l’Art. La musique, la littérature, le cinéma, la BD, la peinture, l’architecture… Comme le maître Golding, je pense qu’il ne s’agit pas là d’activités contingentes mais d’une médiation fondamentale entre les hommes et la découverte, l’approfondissement de leur humanité. Si mes livres restent relativement légers, en deçà de mes idées peut-être, c’est que je le souhaite, car je ne pense pas que l’essentiel me soit dévolu, je me devine un rôle de passerelle, d’éveilleur en douceur. Une arrière-pensée qui me guide dans le choix de mes articles, de mes scénarios, de mes essais, de mes nouvelles, de mes contes ou de mes romans. Car si j’accepte avec joie certaines commandes ou certaines collaborations, j’en refuse d’autres sans sourciller.

Où me situer ? Je crois que le champ du roman est occupé par trois grands types de cultivateurs : les écrivains, les romanciers et les hybrides. Les premiers s’intéressent surtout à la manière de rapporter un contenu, les deuxièmes privilégient ce contenu. Modiano, par exemple, est un écrivain talentueux que l’on goûte à la phrase, à la page. Il possède le don rare d’une musique personnelle. Bernard Werber, au contraire, pratique le degré zéro de l’écriture mais travaille ses intrigues avec soin, part explorer des mondes et nous les présente avec passion. On ne déguste pas une page de Werber mais on dévore l’un de ses chapitres. Est-il moins intéressant que Modiano ? Non, mais il ne pratique peut-être pas le même métier. Quant aux hybrides – ou devrait-on dire les synthétiques, les polymorphes, les romanciers/écrivains ? -… ils sont ma vraie famille, mon idéal.

Quels sont mes phares ?

L’Epopée de Gilgamesh, L’Odyssée, Œdipe, La Bible, Le Roman de Perceval.

Shakespeare davantage que Racine, Corneille ou Molière.

Le Puits et le pendule de Poe ou Les Elixirs du diable d’Hoffmann. Wilkie Collins, bien sûr, que j’aime comme un père. Dracula ou Sa Majesté des mouches.

Palliser, Fowles, Pears mille fois au-dessus d’un Eco.

James Ellroy, le monstre, auquel je ne vois pas d’égal depuis… Shakespeare.

Inspiré par ces romanciers/écrivains, je tente avec humilité mais ténacité, avec passion souvent, de travailler toutes les composantes d’un récit. A l’avant-plan, l’intrigue passe peut-être pour ma priorité. De fait, je la veux attractive, captivante, et je passe de longues semaines immergé dans les diverses moutures du synopsis. Mais l’univers de la fiction est en général mon premier coup de cœur. L’envie de vivre dans un certain décor, de partager des contenus qui m’ont troublé, de présenter des personnages émouvants. Des mois de recherches, parfois plus. Par ailleurs, la manière de narrer accapare vite mon attention et j’aime offrir différents niveaux de lecture, multiplier les angles d’accès à l’histoire occulte du livre. Enfin, la mise en texte ne se limite pas à une simple formalité, comme dans le cas d’une Higgins-Clark ou même d’un Werber. Non, le passage à l’écriture est la récompense finale, la jouissance suprême. Après des mois passés à accumuler des informations et d’autres à tisser un squelette d’histoire et les balises d’un mode narratif, je me laisse emporter par la griserie du rêve et des mots, le texte m’échappe, se réinvente, me surprend. La raison a élaboré un cadre, le cœur en explore les limites et les fait parfois exploser.

Mes lieux préférés

Uccle, ma commune

Le quartier de Saint-Job : sa place, son église, l’école communale (section primaire) et l’ancienne conciergerie, le plateau d’Avijl, le chemin d’Avijl.

La Forêt de Soignes, avec le parc Solvay-Tournai, les Etangs du Fer à cheval et des Enfants noyés, les sentiers du Bocq ou de la Source laineuse, des Sables, du Vuylebeek.

Le parc Fond’Roy, le Kauwberg, les espaces verts de Verrewinkel et Engeland.

Les beaux quartiers résidentiels du sud vers Linkebeek et Rhode.

Les chemins creux du Crabbegat ou du parc Messidor.

L’Observatoire.

Le Parvis St Pierre, les avenues Coghen et Floréal…

 

Bruxelles

La Grand-Place et ses environs

La place Royale et les Musées Royaux, le quartier du Coudenberg et du Parc Royal, le Mont des Arts

Le quartier du Sablon et le Conservatoire Royal

Le Cinquantenaire et son Musée d’Histoire

Les Etangs d’Ixelles

Le Musée Wiertz – Le Musée d’Histoire Naturelle

 

En Belgique :

Knokke – Tournai – Spa – Bruges – Damme

 

Paris – Rome – Amsterdam – Londres

Saint-Malo et sa région – Marseille et sa région

Ameland, aux Pays-Bas

Cogne et le Val d’Aoste, en Italie

Le Parc naturel de la Vanoise, le Queyras en France

La vallée du Rhin, entre Coblence et Mayence, en Allemagne

L’East Sussex en GB

 

Mes livres préférés

Aujourd’hui

James Ellroy : Lune sanglante – A cause de la nuit – Le dahlia noir – Le grand Nulle Part – L.A. Confidential – White jazz – Ma part d’ombre

William Boyd, L’après-midi bleu

Philip Kerr : L’été de cristal – La pâle figure – Un requiem allemand

Caleb Carr, L’aliéniste

Michel Rio, Merlin

Zweig : Amok – La peur – 24 heures de la vie d’une femme

Schnitzler : Les dernières cartes – Rien qu’un rêve

Gide, Les faux-monnayeurs

Russel Banks, Sous le règne de Bone

Dashiell Hamett, La clé de verre

Vargas Llosa, Lituma dans les Andes

Jim Harrison, Légendes d’automne

W. Wilkie Collins : La pierre de lune – La dame en blanc

Dennis Lehane, Mystic River

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise

Frédérick Tristan, Les égarés

Joseph O’Connor, Inishowen

Robert Merle, L’île

John Fowles, La Créature

Iain Pears, Le cercle de la croix

Graham Greene, Le ministère de la peur

Pat Conroy, Le Prince des marées (tomes 1 et 2)

Charles Palliser, Le Quinconce (tomes 1 à 5)

Jean et Brigitte Massin, Mozart

Flaubert, L’éducation sentimentale

Finkelstein/Silberman, La Bible dévoilée

Kate Atkinson, Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux

Sarah Waters, Ronde de nuit

Julian Barnes, Arthur et George

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage

Colum McCann, Et si le vaste monde poursuit sa course folle

 

ARCHIVES

 

Avant 12 ans :

Henri Vernes, Bob Morane

Conan Doyle, Sherlock Holmes

Alain Decaux et André Castelot, énigmes diverses

Tout ce qui concerne la Bête du Gévaudan

Gérard de Nerval, Les fille du feu

L’Odyssée, La Bible

 

Avant 18 ans :

Henri Bosco – Jean Giono – Sartre – Camus – Racine – Corneille – Hemingway – Nietzsche – Shakespeare

 Edgar Allan Poe, Les aventure de Gordon Pym

Jean Lartéguy, Les baladins de la Margeride

Charles De Coster, La légende de Thyl Ulenspiegel

 

Années d’université :

Voltaire – Baudelaire – Mallarmé – Dostoïevski – Balzac – Giraudoux

Benjamin Constant, Adolphe

Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray

Diderot, Jacques le fataliste

Emily Brontë, Les Hauts-de-Hurlevent

E.T.A. Hoffmann, Les Elixirs du diable

Edith Hamilton, La mythologie

Œdipe, Perceval

 

Jeune adulte :

Salinger – Kerouac – Fante – Steinbeck – Freud – Suétone

Mérimée – Gautier – Balzac – Villiers-de-l’Isle-Adam

Bram Stocker – Michel Zévaco (Pardaillan) – Gaston Leroux

William Golding, Sa Majesté des mouches

Poe, Le Puits et le Pendule

Pauwels/Grangier, Le Matin des magiciens

L’Epopée de Gilgamesh

 

Revue de presse de La Chambre close

Voir dans Mes livres, mes écrits , La Chambre close.

Mes phrases préférées

Le plus grand plaisir dans la vie, c’est la compréhension. Et réussir à aider les gens à comprendre leur propre humanité, c’est cela la tâche de l’écrivain.

(W. Golding).

 

L’incrédulité est quelquefois le vice d’un sot et la crédulité le défaut d’un homme d’esprit. L’homme d’esprit voit loin dans l’immensité des possibles ; le sot ne voit guère de possible que ce qui est. C’est là peut-être ce qui rend l’un pusillanime et l’autre téméraire.

(Denis Diderot, Pensées philosophiques).

 

Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes qui, l’une et l’autre, nous dispensent de réfléchir.

(H. Poincaré).

 

Je suis à la recherche de l’or du temps.

(A.   Breton).

 

Mais mon corps était comme une harpe ; ses mots et ses gestes, comme les doigts qui couraient sur les cordes.

(J. Joyce).

 

Le fantastique, c’est le réel regardé avec suffisamment d’attention.

(F. Kafka).

 

Vous êtes sur le champ de bataille, disait-il ; ce n’est plus le moment de polir votre fusil ; il faut tirer.

(P. Mérimée).

 

L’Esprit souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va.

(Jésus).

 

Ne jetez pas de perles aux pourceaux.

(Jésus).

 

Dans le plus profond sommeil, ‑ non ! Dans le délire, ‑ non ! Dans l’évanouissement, – non ! Dans la mort, ‑ non ! Même dans le tombeau tout n’est pas perdu.

(E.A. Poe).

 

En cherchant l’œil de Dieu, je n’ai vu

qu’un orbite

Vaste, noir et sans fond, d’où la nuit qui

l’habite

Rayonne sur le monde et s’épaissit toujours (…)

(G. de Nerval).

 

Celui qui n’a pas le goût de l’absolu se contente d’une médiocrité tranquille. (Cézanne).

 

Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur.

(Beaumarchais).

 

La peur de vivre c’est de ne mériter ni blâme ni louange. C’est le souci constant, unique, de sa tranquillité. C’est la fuite des responsabilités, des luttes, des risques, de l’effort. C’est d’éviter avec soin le danger, la fatigue, l’exaltation, la passion, l’enthousiasme, le sacrifice, toutes actions violentes et qui troublent et dérangent. C’est de refuser à la vie qui les réclame sa peine et son cœur, sa sueur et son sang. Enfin, c’est de prétendre vivre en limitant la vie, en rognant le destin.

(H. Bordeaux).

Dennis Price, l’ex-future plus grande star du cinéma british

Pour les vacances de Noël 06/07, j’avais préparé des dizaines de vieux films des années 60, 50, 40 et même 30. Pourquoi ? Le but était double : nous offrir une ambiance magique pour 15 jours en abolissant l’ancrage temporel pour nous projeter dans une parenthèse enchantée ; proposer une expérience culturelle en tentant de sentir l’évolution de la narration, du jeu, l’irruption du talent, du génie.

De fait, les Grands étaient au rendez-vous. Fritz Lang avec Le Testament du Docteur Mabuse ou Le secret derrière la porte, Orson Welles avec La puissance du Mal, les premiers Chabrol avec Le boucher ou Les biches, Jacques Tourneur avec L’homme-léopard, Hitchcock surtout avec le coffret de sa fantastique série Hitchcock presents (55 à 62) mais aussi Sabotage ou Agent secret, Lifeboat, Correspondant 17, La corde… D’autres encore, dont un vieux film britannique, Noblesse oblige (1949).

Ce dernier film, remarquable, doit une partie de sa légende aux mille et un rôles endossés par le grand Alec Guiness. Et c’est… injuste ! Non que sir Alec ne soit pas à… sa propre hauteur mais… le véritable prodige du film est ailleurs, un extraordinaire Dennis Price, que je ne connaissais nullement.

Comme je le fais désormais régulièrement, j’ai donc approfondi la vision du film par quelques recherches sur Internet. Car je ne comprenais pas. Ce type m’avait semblé tout simplement prodigieux, nimbé de ce halo magique qui entoure George Sanders ou le Cary Grant de la maturité, Ingrid Bergman ou Monica Vitti.

Dennis Price. Un inconnu. Interrogez 1 000 personnes. Aucune ne connaît. Sur 100 000, peut-être. 1 000 000, même pas sûr.

Pourtant. Je lis. Et… Je ne me suis pas trompé ! Oui, de son temps, il a été reconnu, célèbre, pressenti pour devenir… LA PLUS GRANDE STAR BRITANNIQUE de tous les temps. Et puis la vie… On prend un mauvais chemin, on fait de mauvais choix et…

La vie est cruelle. Tout le monde connaît Tom Cruise ou Harrison Ford, ils ont une présence, bien sûr, et ne sont pas là par hasard, mais… Au départ, ils n’ont même pas un centième du talent d’un Dennis Price. Ou d’un George Sanders, d’un Anthony Quayle (qui, eux, heureusement, comptent pour le cinéphile !). Objectivement.

Et il y en a tant, des talents, petits ou grands, immenses parfois, qui passent à côté d’eux-mêmes, de nous…

Un petit coup de cafard !

Et si on faisait tous un effort pour ouvrir les yeux et jouer les orpailleurs, découvrir ce qui est Beau, Bon et Bien… et le faire connaître !

Donc, je vous dis : courez visionner Noblesse oblige ! et savourez Dennis Price. Et, dans la foulée, redécouvrez le merveilleux Heaven can wait de Lubitsch. Qui, dans le registre de la comédie animée (de anima, l’âme !) a fait mieux ?

(mai 2007)

Mes musiques préférées

AUJOURD’HUI :

 

rock :

Radiohead – The Verve – Coldplay – Deus – Muse – Portishead – Ghinzu – Air

chanson française :

Polnareff, Gainsbourg (Melody Nelson, La chanson de Prévert, La Javanaise…) mais aussi Léo Ferré (Avec le temps, C’est extra), Moustaki (Le métèque), Brel (Le plat pays, L’homme de la cité, La Fadette), Jean Ferrat (La montagne) ou, en mineur, Miossec, Murat.

jazz :

Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn, Stan Getz mais aussi A wonderful world (Armstrong), Take Five (Brubeck)

musique brésilienne :

Astrud Gilberto

 musique classique :

Beethoven : Sonates

Wagner : Tristan und Isolde – Lohengrin

Bach : La Passion selon St Jean – La Passion selon St Mathieu – La Messe en si – L’Oratorio de Noël – Concertos brandebourgeois

Mozart : Requiem – La Flûte enchantée – La Grande Messe en ut mineur – Don Giovanni – Concertos pour piano 21 et 23 – Le concerto pour clarinette – Les sonates pour piano – Cosi fan tutte – Les Noces de Figaro

Couperin, Leçons de ténèbres

Schütz, Sinfoniae sacrae

Purcell, Didon et Enée

Haendel : Le Messie – Water music – Fireworks

Brahms : Ein deutsches requiem – Trio pour cor, violon et piano – Ballades

Schumann, Scènes d’enfants

Franck, Sonate pour piano et violon

Granados, Danzas espagnolas

Albeniz, Iberia

Villa-Lobos, Bacchianas brasileiras

Orff, Carmina burana

Debussy, Clair de lune

Stravinsky, L’oiseau de feu

Schönberg, La nuit transfigurée

Max Reger, Œuvres pour violoncelle

Mais aussi œuvres diverses de Respighi – Vaughan-Williams – Poulenc – Fauré – Lizt – Chopin – Moussorgski – A. Scarlatti – Telemann – Boccherini – D. Scarlatti – Monteverdi – Verdi – Rossini – Vivaldi (musique sacrée)

 

ARCHIVES

 

Avant 13 ans : Brel

A 13 ans : Abba

 A 14/16 ans :

Beatles (album Abbey Road, If I fell, Fool on the hill, While my guitar gently weeps, Something, Here comes the sun, Happiness is a warm gun)

Bee Gees (I started a joke) – Beach Boys (Good vibrations, Heroes and villains, God only knows)

 

Ado et jeune adulte, le rock :

Queen : albums Queen II et Sheer hearth attack (les 2 meilleurs LP’s de tous les temps ?), Bohemian Rhapsody (le meilleur morceau de tous les temps ?), Love of my life, Somebody to love

Genesis : surtout Selling England by the pound (Cinema show…)

Pink Floyd : Meddle – Atom hearth mother – The wall – Wish you were here – Dark side of the moon

E.L.O. : Out of the blue – Eldorado – A new world record

Kansas : Two for the show

Deep Purple : Mark 1 + 2

Roxy Music : Avalon – Brian Ferry : Bête Noire – Boys and girls

Santana : Inner secrets, Europa, Samba Pa Ti

Allmann Brothers : Enlightened rogues

Peter Gabriel : So, Plays live

David Bowie : Ziggy stardust – Aladin sane

Mais aussi : Elvis Presley – Cure – U2 – Simple Minds – Doors (Light my fire) – Velvet underground and Nico –  Dire straits (Love over gold) – Eric Clapton (Just one night) – Mike Oldfield (Tubullar bells, Ommadawn, Incantations) – Supertramp (Crime of the century)