CARRIÈRE EN 4 TEMPS

Ma carrière s’est construite en 4 temps.

1. De 1989 à 1993, des scénarios de BD,

la plupart du temps chez de grands éditeurs du genre : Albin Michel, Bayard, Lombard, Yéti-Presse (Tintin Reporter) :

– L’histoire du hamburger, Tintin reporter n° 14, Yéti-Presse, 10/3/89 (sous le pseudonyme de Rekin, dessins de Colombe Lange)

–   L’histoire du jeans, Tintin reporter n° 19, Yéti-Presse, 14/4/89 (Rekin et Colo au dessin, alias Jean-François de Wergifosse)

–   Sacrée poupée, Echo des Savanes n° 5, Albin Michel, août 1989 (sur des dessins de Denis Larue)

–   La nuit des bourreaux, Jet n° 5, Lombard, mai 1990 (Rekin et Colo)

–   Charlie entre en scène, Jet n° 8, Lombard, novembre 1990 (Rekin et Bruno Wesel au dessin)

–   It interrompu, Mokka revue, printemps 1990 (sur des dessins de Denis Larue)

La basilique, Hello BD n° 50, Lombard, 11/12/90 (Rekin et Colo)

–   Ferdinand de Lesseps, Hello BD n° 9, Lombard, 26/2/91 (Rekin et Colo)

–   Picaud ou le véritable comte de Montecristo, Hello BD n° 19, Lombard, 7/5/91 (Rekin et Colo)

–   Les jardins suspendus d’Amytis, Hello BD n° 6, Lombard, 11/2/92 (Rekin et Colo)

–   Livingstone, Grain de soleil n° 54 à 57, Bayard Presse Jeunesse, de septembre à décembre 1993 (sur des dessins de Temglit)

– L’histoire vraie de Bartolomé de Las Casas, Grain de soleil n° 86, spécial vacances juillet-août 96, Bayard Presse Jeunes (sur des dessins de  Gaëtan Evrard)

Bartolomé de Las Casas, dans l’album Jeanne d’Arc/Bartolomé de Las Casas, Bayard Presse Jeunes, 1999 (sur des dessins de G. Evrard)

A noter :

En BD, je perce rapidement et réalise un parcours honorable mais très sage, tentant avant tout d’apprendre et de progresser méthodiquement. Comme je suis très sentimental, le départ de mon collaborateur préféré, Colo, alias Jean-François de Wergifosse, happé par la conception graphique de jeux vidéos, me détourne brutalement de cette carrière. La goutte d’eau sans doute, parce j’avais accumulé une certaine frustration par rapport au rôle du scénariste, au chaos éditorial du moment, etc. Et puis, surtout, le roman avait repris le dessus.

Sélectionné parmi les meilleurs spécialistes de la jeune avant-garde européenne (Spécial Europe 89 de L’Echo des savanes) ; adapté en néerlandais (hebdo Kuifje) et en catalan (revue Tretzevents) ; planches exposées dans diverses galeries de Bruxelles, en France et en Suisse.

Ces publications ne constituent que la partie émergée de l’iceberg de mon travail scénaristique, de nombreux autres récits ayant été écrits et dessinés mais ayant pâti du départ de rédacteurs en chef ou de la fin de diverses revues en ces années particulièrement troublées de l’édition BD.

Suite à ma participation à une revue de BD d’avant-garde, un bel article de Daniel Fano (Le Ligueur, juin 90), assez long, dont je retiens quelques passages :

« (…) la revue Mokka témoigne de l’émergence d’une génération d’auteurs qui pourrait donner à la BD un souffle nouveau. (…) Usant de perspectives tronquées, d’effets de distorsion, d’anamorphoses, ils produisent des récits brefs, insolites, surréalistes (…) il s’agit de points de vue documentés sur les sensations, les sentiments, les souvenirs, les vertiges, les hallucinations – l’espace mental. Ils ont quitté le registre du récit linéaire pour glisser dans celui de la poésie véritable (…) lancer des passerelles entre les disciplines et affiner la sensibilité esthétique des consommateurs d’images.  (…) c’est un laboratoire international, européen, où l’exigence formelle ne signifie ni snobisme ni refus de la fragilité (…) dans It interrompu, Larue et Remy traitent de l’échec via la vie d’un saxophoniste qui s’était rêvé un destin d’inventeur de style. (…) »

2. En 94 et jusqu’à la fin 95, je passe à l’écriture littéraire,

avec des études historiques :

Cagliostro, Alleur, Marabout, 227 pages, 1995.

Le Comte de Saint-Germain, Alleur, Marabout, 222 pages, 1996.

Cagliostro, ciarlatano o superuomo?, Milan, Gruppo Armenia, 220 pages, 2000.

A noter !

Période entamée par la rédaction d’un roman policier (un peu tarte, sans doute !) délaissé pour une commande : un ouvrage consacré à l’Egypte pharaonique pour les éditions SPE, qui ne paraîtra point pour cause de dispute entre l’éditeur et sa directrice de collection, une dame remarquable, Liliane Schraûwen… qui m’emmènera dans ses bagages quand elle rejoindra Marabout et qui m’apprendra beaucoup.

Période achevée par la rédaction d’un 3e ouvrage pour les éditions Marabout, qui ne paraîtra point suite à la suspension de la collection.

Mon Saint-Germain sera au centre d’une émission de France-Inter en mars 2000. Mon Cagliostro sera racheté, traduit et publié par une maison italienne, il me vaudra une invitation des Archives nationales de France, en octobre 2006, que je devrai hélas décliner.

3. Dès 96, je tourne le dos aux commandes pour me lancer dans la création littéraire, la fiction.

Il en résulte un premier roman de 288 pp, Le Jour du dernier pape, écrit de 96 à 97, qui sera retenu par 3 éditeurs et paraîtra chez Melchior, à Genève, en 1999.

Dans la foulée, en 98, j’écris des nouvelles, pour me… renouveler, dont plusieurs seront publiées dans des revues françaises en 99 et 2000 :

Mon bonheur, ma douleur, ma folie, publié dans le Journal Delecteur en automne 98, m’a valu le 2e Prix au concours « Passion-Fureur de Lire 1998 » de la Bibliothèque d’Uccle-Centre, Bruxelles.

Joris m’a valu le 3e Prix au concours 1999 de l’Association Regards (Varennes-Vauzelles, France), en catégorie « Contes et nouvelles » et s’est vu publier dans Regards 1999.

Il a obtenu ensuite une Mention Très honorable au concours 99 du CEPAL (Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres, Thionville, France), en catégorie « Nouvelles », et a été publié dans la revue culturelle Mil’Feuilles en septembre 1999.

Cunégonde a été publiée dans la revue Sol’Air (Nantes, France, recueil Nouvelles d’automne n° 3) en 2000.

Fin de classe est paru dans l revue Sol’Air (Nantes, France, n° 19) en 2000, et m’a valu les félicitations de la directrice, qui m’a écrit personnellement.

Une histoire de Caïn a décroché une 3e Mention au concours de l’Association « Arts et Lettres de France » (Bordeaux, France) en 1999, dans la catégorie « Contes ».

Estocade m’a offert une 3e Mention au concours de l’Association « Arts et Lettres de France » (Bordeaux, France) en 1999, dans la catégorie « Nouvelles ».

En 99 et 2000, je travaille sur mon deuxième roman, qui sera retenu par 3 éditeurs mais qui ne paraîtra pas, parce que j’ai privilégié une maison qui fermera boutique juste avant la publication. Je l’ai ensuite oublié, négligé et… m’en veux !

A noter !

Je n’ai pu offrir mon deuxième roman à l’éditeur de mon premier, parce qu’il avait hélas suspendu ses activités.

Un trou, relatif, en 01 et 02, dû à l’achat d’une maison, à sa rénovation et à sa quasi complète transformation. Je me contente alors de profondes études et réflexions sur l’art du roman, je crée et préside un concours de nouvelles historiques durant 3 ans (dans le cadre de la manifestation littéraire Tournai-la-page), je rédige des articles (pour une revue littéraire belge) et… prépare intensément le projet romanesque de mes rêves.

4. Dès 2003, je m’accomplis plus pleinement comme polygraphe, alternant contes, romans, nouvelles, récits authentiques, critiques littéraires ou culturelles.

A noter à propos des critiques littéraires/culturelles !

Je les ai toutes rédigées pour la revue littéraire (bimestrielle) Indications (plus de 60 ans d’âge mais maintenue en jeunesse par son secrétaire général Thierry Leroy et ses rédacteurs en chef Marie-Pierre Jadin puis Lorent Corbeel)…

…qui cède la place, en 2014, au très beau webzine culturel Karoo (créée et dirigée par Lorent Corbeel, secondé par Simon Fontaine).

Ce n’est pas un à-côté anecdotique de mon travail d’écriture, en ce sens que l’ensemble de ce que j’écris participe du Tout, que j’y mets le plus souvent toute mon application et même de la passion. Je ne poursuis ce sillon ni pour l’argent ni par graphomanie, non, si j’ai rendu quelques brèves ou analyses pour rendre service (mais, dans ce cas, l’écart est producteur car mes commanditaires me poussent à sortir de mes ornières), la plupart participaient de l’illustration d’une philosophie littéraire ou me permettaient de partager des émotions, des admirations, des prédilections, de sortir donc de l’égocentrisme naturel du créateur. J’en ai profité aussi pour goûter aux joies du collectif (l’équipe éditoriale) et de la collaboration.

Je suis arrivé chez Indications un peu par hasard (merci, Michel Torrekens !), je m’y suis plu (merci, Marie-Pierre Jadin !), on m’a demandé d’y rester quand je songeais à partir (merci, Thierry Leroy !) pour cause de surmenage, et je n’ai jamais envisagé d’aller voir ailleurs (merci, Lorent Corbeel !).
Et je suis très excité par la nouvelle aventure, très ambitieuse, nourrie par Lorent Corbeel. Indications est mort, longue vie à Karoo !

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