10. LE LIVRE DE MAHOMET

Suite à la désactivation du blog/site du livre, mine d’informations diverses construite avec tant de passion, à la suite d’une négligence, je copie/colle un maximum de ses contenus sur cette page ou sur la page Facebook du livre : 

PRESENTATION

(4e de couverture)

Le Livre de Mahomet

La genèse de l’Islam

« Que vais-je faire sans toi ? pleurait-il. Tu m’as donné un métier et permis des voyages, tu m’as offert la fortune et la considération, tu étais le verger où poussaient les fruits parfumés du bonheur familial, le puits intarissable d’où jaillissaient les ondes de la complicité, la première tu as cru en moi et jamais tu n’as failli, tu étais cette montagne à laquelle j’adossais la demeure de mon âme. »

Ces paroles, Mahomet les adresse à son épouse Khadidja défunte. Oui, Mahomet, le Prophète de l’Islam. A mille lieues des clichés et des élucubrations colportées à son encontre. Un Mahomet amoureux et respectueux de la femme, défenseur de la veuve et de l’orphelin, réformateur et innovateur, en quête d’équité et de vérité. Le véritable Mahomet.

Un Mahomet dont nous découvrirons les racines et la formation, les affections, l’ascension sociale et spirituelle, les réactions face à la Révélation du Coran, les épreuves supportées avec abnégation et courage à la Mekke, avant le départ pour Médine (l’Hégire) et l’avènement officiel de l’Islam.

Pour aller à sa rencontre, Philippe Remy-Wilkin a étudié les traditionnistes musulmans comme les orientalistes occidentaux. Au final, il conjugue l’immersion intellectuelle et l’empathie du cœur pour nous livrer un conte lyrique aussi passionnant qu’émouvant, aussi fluide qu’instructif. Qui mêle l’action et la réflexion, le sacré et le fantastique, l’histoire et le rêve, la poésie et l’humour. Avec, en contrepoint, les illustrations de Nikolas List, qui a réussi la gageure de donner (magnifiquement) vie au Prophète tout en respectant… l’interdit de sa représentation.

Les réactions de trois lecteurs/tests musulmans, qui ont reçu le livre avant sa parution.

 « (…) J’ai lu avec grand intérêt (…) Le choix de raconter la vie du Prophète à la manière d’un conte est très judicieux. (…) Vous réussissez très bien à transmettre la personnalité du Prophète (…) le contexte historique (…)  Je souhaite que cet ouvrage reçoive l’accueil qu’il mérite, que des lecteurs non-musulmans aient, grâce à vous, l’envie de se rapprocher de notre communauté et y découvrent des aspirations et des valeurs si semblables aux leurs. »

(Myriam Doukkali).

« Nous vous félicitons pour votre ouvrage, que nous avons trouvé captivant, instructif, clair (contrairement à tant d’autres livres du genre) et respectueux. »

(Fousia et Karim Wafik).

AVANT… LE LIVRE !

 Les origines du projet

 C’est curieux, je vois l’émergence du projet Mahomet comme un générique de série TL. Le Virginien, ça vous dit ? Un classique western des années 60, toute ma prime enfance.

Un côté mythique. Très américain.

Un homme à cheval. Il galope. Vers un but, une direction. Musique.

Un deuxième cavalier surgit, se joint au premier, épouse sa trajectoire. Musique.

Un troisième apparaît, se joint aux 2 autres. Trois mousquetaires, l’allure décidée, filant de l’avant. Musique.

Premier temps. Un homme. C’est moi, l’écrivain. Philippe Remy-Wilkin.

Je ne suis pas encore sur mon cheval, je suis au fond d’un divan. Une fin de soirée. Un bref moment de zapping, au terme d’un DVD. Je me retrouve sur Arte, l’une de mes chaînes préférées. D’un coup, mon attention se focalise. Des femmes, des Arabes, enfin des musulmanes, parlent de Mahomet, de sa modernité à leur égard.

Du Prophète, en écrivain occidental, je ne sais rien, du moins pas grand-chose, et cette image, qui émerge, m’interpelle, cette réalité pressentie à mille coudées des étiquettes et des caricatures.

J’ai envie d’en savoir plus, je plonge dans l’information. Ce qui est autour de moi. Wikipedia, un vieux bouquin des éditions Time Life, L’Aube de l’Islam.

J’ai envie d’en savoir plus. Mon épouse me ramène un Gallimard/Découvertes, Mahomet, la parole d’Allah.

J’ai envie d’en savoir plus. Les bouquins spécialisés s’accumulent, écrits par des orientalistes ou de doctes musulmans, les librairies et les bibliothèques sont prises d’assaut.

Un premier mouvement d’enthousiasme.

D’autant que le sujet s’intègre dans un combat personnel. Mes ouvrages historiques, mes romans sont ancrés dans la réhabilitation, la lutte contre les amalgames, les clichés, la désinformation.

J’ai commencé mes recherches en marge de mes chantiers littéraires du moment, Mahomet vit dans un coin de ma tête.

Deuxième temps. Deux hommes. Nikolas List, l’illustrateur, pousse son cheval vers le mien.

Nous étions en voiture tous les deux. Nous discutions de notre premier projet commun, L’Epopée de Gilgamesh, nous étions heureux de sa réussite, nous avions apprécié le travail en duo, on parlait de prolonger la même veine (mélange de mythologie et d’histoire, de lyrisme et de réflexion sur la Vie, la Mort, le Sens), on se disait que ce serait difficile de trouver un sujet plus fort. Quelques idées. Qui faisaient pâle figure après Gilgamesh et sa quête de l’Immortalité. Puis j’ai osé. Il y a tout de même un sujet…

Mahomet ! Mahomet ? En quelques phrases, ce qui m’avait frappé, bouleversé déjà, toutes ces choses qu’on ne savait pas, nous, les Occidentaux, mais aussi, certainement bien des jeunes musulmans d’Europe, l’originalité, la modernité, le courage, la puissance lumineuse de cet homme.

Nikolas, d’un coup, a été remué. Philippe, ce que tu me racontes, ça a l’air tellement… Je veux qu’on le fasse ce projet, je le sens, c’est…

Ne souriez pas. Il y avait un côté Pentecôte, la flamme de l’Idée qui vous tombe dessus, qui vous embrase.

Deuxième temps bis. Il fallait approfondir. Voir si le projet résistait à nos premiers mouvements d’enthousiasme.

J’ai donc basculé dans l’immersion, et, passé quelques moments d’embarras (voir Nos choix), une empathie profonde m’a submergé. Oserais-je dire une affection, une admiration ?

Il m’a alors paru nécessaire d’écarter tous mes projets pour me consacrer tout entier à celui-là, je me sentais enceint d’un livre qui me dévorait et que je désirais avidement partager. Je voulais jeter une passerelle entre notre Occident et cet Orient inconnu, méconnu et si riche. Rapprocher les musulmans ou les Arabes (au sens large) de nos contrées de leurs voisins chrétiens, juifs, laïcs et tutti quanti. Que l’on se penche tous ensemble sur la matière Mahomet. Pour rêver, s’émouvoir, apprendre, réfléchir, discuter, échanger. Autour d’un thé à la menthe ?

Troisième temps. Trois hommes. David Giannoni, l’éditeur de notre Epopée de Gilgamesh, est sollicité. On n’en est qu’aux prémices du livre lui-même. Mais on voudrait avoir son avis. On a envie de retravailler ensemble, Nik et moi. Et on a envie de retravailler avec lui aussi. Or voilà qu’il avoue qu’il aimerait nous voir approfondir le sillon Gilgamesh, soit développer chez maelstrOm reEvolution, en duo écrivain/illustrateur, une collection de grands sujets historiques, mythologiques. On lâche notre idée. Tu oserais ? On expose un peu ce qu’on entrevoit, ce qu’on voudrait dire. David monte sur son cheval et le pousse vers nous. Essayons.

Musique.

La matière Mahomet

Il en va du Prophète comme de Christophe Colomb, un autre Grand de l’Histoire. On leur a consacré des millions de pages mais un début d’étude sérieuse révèle une disproportion énorme de l’information. Car, avant qu’ils n’apparaissent en pleine lumière, tous deux à la quarantaine, leurs biographies présentent d’importantes lacunes, nous ne disposons en fait que de quelques points de repère.

Par contre, dès la Révélation de 610, l’information devient luxuriante, si luxuriante qu’elle contraste avec celles de figures a priori comparables, comme Moïse et Jésus.

Pour rappel, dans le cas de Moïse, notre connaissance tient tout entière en un seul document, le Pentateuque. Or celui-ci a été rédigé des siècles après l’Exode. A partir d’une tradition orale rapportant des faits réels ou à partir d’une construction littéraire (à visées propagandistes, amalgamant des éléments disparates ?) ?

Quant à Jésus, l’Eglise catholique, telle que nous la connaissons, est une création bien postérieure à son enseignement, Byzance et Rome ont reformulé (jusqu’à quel point ?) son message et sa vie, détruisant une foule de documents pour en valoriser d’autres. Les quatre Evangiles conservés sont tardifs et, quoi qu’il en soit de leur objectivité, ils nous parlent davantage d’une doctrine que d’une vie.

Le cas de Mahomet est différent. Il semble que plusieurs de ses fidèles ont joué pour lui le rôle de secrétaires, notant de son vivant les versets du Coran au fil des révélations mais aussi ses réflexions, souvenirs d’enfance, comportements privés ou publics. Ses compagnons d’aventures, ses épouses ont rapporté, de même, une foultitude de détails, parfois très intimes. Ces témoignages se seraient transmis fidèlement, chaque dépositaire indiquant scrupuleusement la chaîne des garants, sur le modèle Moi, X, je tiens cela de Y qui l’a reçu de Z, qui était au côté du Prophète quand…

Cependant, les hauts dignitaires et les savants musulmans eurent tôt fait de remarquer de trop nombreuses variantes (ordre anarchique des versets sacrés, prononciations diverses des mots d’origine au gré des contrées, divergences narratives dans les relations biographiques). Et ils se sont attelés à une remise en ordre.

Selon la tradition de l’Islam, les premiers califes (Othman, surtout) auraient déjà imposé une version officielle, uniformisée d’un Coran complet écrit et non plus récité.  Mais des historiens reportent cette stabilisation de quelques décennies, vers la fin du VIIe siècle, ce qui paraît peu et s’avère pourtant lourd de sous-entendus, car la capitale de l’Empire musulman a quitté l’Arabie pour la Syrie, et les Omeyyades de Damas pourraient, en ce cas, avoir touché au texte sacré, mus par des impératifs plus politiques que religieux.

Quant aux hadiths (les propos du Prophète) et aux khabar (ce qui est rapporté fidèlement, soit les témoignages des contemporains), le calife Omar II (vers 717-720) va charger des érudits de les comparer et de les analyser. Et ces derniers seront la première vague de ce qu’on appelle les traditionnistes.

Quand le cœur de l’Empire migre encore, vers l’Irak, soit après 750, les Abbassides de Bagdad, qui n’ont plus grand-chose en commun avec leurs prédécesseurs arabes ou syriens, vont ordonner la destruction de tous les documents anciens relatifs à l’Islam et à Mahomet pour en imposer de nouveaux. En tentant de séparer le bon grain de l’ivraie, pieusement, ou en reformulant par intérêt ? Ce débat sort du cadre de ce livre.

Les sources de notre récit

Pour appréhender au mieux la vie du Prophète, nous avons recouru aux biographies de référence (les classiques Maxime Rodinson, Montgomery Watt, C. Virgil Gheorghiu ou M. Gaudefroy-Demombynes) comme à des travaux plus récents (d’Anne-Marie Delcambre à Roger Caratini).

Ces orientalistes et ces érudits reprennent (et commentent) les aventures de Mahomet à partir d’un faisceau somme toute restreint de traditionnistes de la deuxième vague, celle qui a fixé la trame de sa vie : Ibn Hicham, Ibn Saad et Al-Bukhari (IXe siècle), Al-Tabari et Al-Masudi, l’Hérodote arabe (Xe siècle).

Parmi ceux-ci, Ibn Hicham appelle un complément d’explication. En effet, l’œuvre de cet auteur (mort vers 830) a connu un grand succès en terre d’Islam et y fait figure de biographie officielle du Prophète. Mais il s’agit d’une version corrigée et commentée d’une œuvre mythique, hélas disparue, la Sira (Biographie) d’Ibn Ishaq, un érudit du VIIIe siècle, qui a passé sa vie à collecter toutes les informations relatives à Mahomet.

Pour nous imprégner plus avant de la culture de l’Islam et de l’Arabie (et du monde arabe, au sens large), nous avons lu le Coran (dans une traduction de Jacques Berque), des ouvrages d’orientalistes pointus (comme Jacqueline Chabbi), des œuvres littéraires multiples (de la poésie préislamique aux contemporains Amin Maalouf, Khaled Hosseini ou Evrahim Baran, en passant par Les Mille et Une Nuits, Khalil Gibran ou Omar Khayyam), dévoré enfin et surtout des centaines de pages des traditionnistes, mises à notre disposition, ô miracle, par deux auteurs égyptiens qui signent conjointement Mahmoud Hussein et que nous remercions du fond de notre cœur et de toute notre âme.

Nos choix

Au niveau du texte

Toute la bibliothèque évoquée dans Nos sources assemblée, nous disposions d’une trame solide. Des épisodes forts et variés, une image de la société et des personnages. De l’action, du fantastique, du sacré, de la poésie, de l’émotion, de l’histoire, du rêve, de la réflexion. Mais nous nous heurtions à divers problèmes, qu’il nous a fallu résoudre.

Des épisodes et des idées apparaissent chez tel traditionniste et pas chez tel autre. Ou ils connaissent des variantes. Ou ils sont interprétés différemment (telle scène relève-t-elle du fait, de la vision ou du symbole mystique ?). Ou ils sont contradictoires.

Il y a des trous biographiques, l’une ou l’autre invraisemblance. Enfin et surtout, il y a la confrontation entre la matière littéraire et religieuse Mahomet et ce qu’avalise la critique historique moderne.

Mais, à dire le vrai, cette dernière condamne au silence.

Il  nous a donc paru judicieux de bâtir ce récit en nous fondant sur l’histoire (si envoûtante !) qui se dégage des récits des traditionnistes. Cette démarche respectueuse se fit d’autant plus naturellement que ceux-ci ont accompli un travail remarquable, qui relativise beaucoup les lacunes et les incohérences. Observons qu’ils sont les premiers à les relever. Et leur Dieu seul le sait !, si répété, nous adresse une extraordinaire leçon d’humilité et d’intégrité. Que devraient méditer bien des chercheurs d’aujourd’hui !

Notre empathie pour la culture qui s’ouvrait à nous nous a mené plus loin. A tenter de retrouver un peu de la magie de ces conteurs orientaux qui maniaient si bien l’art du mot et celui de la narration. Ainsi avons-nous, à la manière des Mille et Une Nuits, entrelardé notre récit de sous-récits faisant la part belle à la civilisation arabe, à ses légendes, aux ancêtres du Prophète. Ce qui relevait à la fois d’une immersion culturelle mais aussi d’un approfondissement du vécu et de la pensée de notre héros. Un héros dont nous espérons avoir ressuscité l’étonnante humanité et les formidables talents, la piété mais la modernité aussi.

Nous sommes conteur et écrivain, il nous fallait assurer une cohérence interne, jeter des passerelles au-dessus des lacunes. Comment, notamment, imaginer que Mahomet et Waraqa ne se soient pas régulièrement côtoyés alors que le chrétien (un cousin de Khadidja !) apparaît à divers moments-clés de la biographie traditionnelle ?

Nous sommes féru de rigueur historique, encore, et nous avons cousu, sur la trame de nos estimés confrères des VIIIe, IXe et Xe siècles, quelques éléments apportés par la recherche la plus actuelle. Bahira quittera donc une cellule qui se situe à l’extérieur de Bosra et non dans le couvent qui ne sera construit qu’ultérieurement. Et il apparaîtra comme un chrétien tout aussi libre (sincère ou hérétique, selon les camps) que Waraqa. Etc.

Enfin. Nous avons posé un choix capital. Celui de conclure avec l’Hégire et la naissance officielle de l’Islam. Pourquoi ? Notre livre nous paraissait posséder sa vie propre, sa cohérence, voire son aboutissement.

D’autant que la matière qui suivait (des guerres, l’organisation d’une société, etc.) appartenait à un tout autre registre (sujet à diverses polémiques, complexes, sur le rapport au mariage, aux Juifs, au Djihad, etc.) et appelait un traitement bien différent du conte.

Au niveau de l’illustration

On se heurtait ici à un interdit, celui de la représentation du Prophète.

Interdit relatif.

D’une part, parce qu’il ne concerne qu’une partie des divers courants musulmans (mais le parti majoritaire !). D’autre part, parce qu’on peut représenter son corps, les traits du visage seuls devant rester cachés.

Nous avons longuement étudié les traditions picturales musulmanes (voir APRES dans ce même chapitre LE LIVRE) : persanes, turques, etc. Et décidé, au final, de nous conformer au choix majoritaire, soit de respecter cet interdit.

Donc il fallait innover.

Le voile posé sur le visage de Mahomet nous semblait trop simple, peu productif, frustrant. La radiance de feu qui remplace ses traits sur d’autres représentations traditionnelles nous parlait davantage et elle nous a inspiré. Mais nous voulions plus, que la contrainte devienne un levier pour l’imagination. Comme les règles des comédies et tragédies classiques ont dopé l’inventivité des grands auteurs (Racine, Corneille…) plutôt que d’amenuiser leur percussion.

C’était à Nikolas de jouer. Représenter Mahomet… sans le représenter !

Eh bien, il me semble qu’il s’en est magnifiquement sorti. A vous de jeter un œil sur les 12 grandes illustrations couleurs (pleine page) et les dizaines de petites illus noir et blanc du livre ! Car Mahomet y est bien présent, la plupart du temps, Nik n’a pas fui le problème, non, il l’a pris à bras le corps et…

Respect absolu pourtant. Allez voir !

APRES… LE LIVRE !

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE…

Bibliographie sélective

  • Paul Balta, L’Islam, dans la collection Idées reçues, Le Cavalier Bleu, Paris, 2009.
  • Jacques Berque, Le Coran, essai de traduction (avec un très intéressant addendum, En relisant le Coran), Albin Michel, Paris, 2002.
  • Roger Caratani, Mahomet, Vie du Prophète, Archipel, Paris, 2002.
  • Jacqueline Chabbi, Le Coran décrypté, Fayard, Paris, 2008.
  • Malek Chebel, Dictionnaire amoureux de l’Islam, Plon, Paris, 2004.
  • Anne-Marie Delcambre, Mahomet, La parole d’Allah, Gallimard/Découvertes, Paris, 1987.
  • Maurice Gaudefroy-Demombynes, Mahomet, Albin Michel, Paris, 1957.
  • Virgil Gheorghiu, La vie de Mahomet, Plon, Paris, 1962.
  • Mahmoud Hussein, Al-Sîra, Le Prophète de l’Islam raconté par ses compagnons, Grasset, Paris, 2005.
  • Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, Paris, 1968.
  • William Montgomery Watt, Mahomet, Payot, Paris, 1962.

Sur le Net

Tous les auteurs de notre bibliographie sélective se retrouvent sur le Net, comme, plus largement, tous ceux qui sont cités dans notre texte consacré aux sources du récit.

On y trouve aussi une version en ligne de la passionnante Encyclopédie de l’Islam, dans sa version anglaise (1960-2004).

L’encyclopédie en ligne Wikipedia, quant à elle, nous offre de remarquables articles sur :

– Ibn Ishaq, Ibn Hicham, Tabari, Al-Masudi, Al-Bukhari (les traditionnistes musulmans) ;

 – Maxime Rodinson, William Montgomery Watt, Virgil Gheorgiu, Jacques Berque, Anne-Marie Delcambre, Malek Chebel, Roger Caratini.

Bref, de quoi savoir à qui nous avons affaire quand ces doctes personnes nous parlent du Prophète ou de l’Islam. Et l’on remarquera ainsi que nous avons confronté des sources très différentes, aiguisant notre sens critique.

Mais que dire du formidable article sur Mahomet ? Qui présente, en encart sur la droite, des renvois vers l’Islam et ses personnages (Abu Bakr, Omar, etc.), ses branches (chiites, sunnites, etc.), ses villes saintes, ses constructions, ses textes et ses lois (Coran, Sunna, etc.), sa politique (féminisme islamique, Islam libéral, etc.). Une mine d’or de l’information !

Enfin, notons le très intéressant article consacré à la représentation figurée des arts de l’islam, qu’on terminera en cliquant sur miniatures ottomanes. Qui interdit ? Qui permet ? Et qu’est-ce qui est réellement prohibé ? Pourquoi des représentations complètes du Prophète chez les  Persans et des visages vides ou voilés chez les Turcs ?

A consulter absolument :

Mohammed image archive, avec clic sur Islamic depictions of Mohammed in full (soit Mahomet à visage découvert, dans une certaine tradition picturale musulmane) puis, à la fin de ce premier jeu d’images, re-clic sur Islamic depictions of Mohammed in face hidden (soit Mahomet au visage caché, l’autre pan, majoritaire, de la tradition musulmane). Magnifique !

En DVD. A compléter.

AVIS DE LECTEURS…

« Beau livre, graphiquement, stylistiquement (…) (Etienne Derideau, Tournai).
« C’est avec ce genre de livres qu’on retrouve le sens premier de la Religion (…) inciter l’être humain à aller au fond de l’Humain au-delà des préceptes, des interprétations, des contextes… (…) Tu as abordé ce vaste sujet avec beaucoup d’humanité, d’intelligence et de sensibilité. » (Sylvie Leroy, Woluwé Saint-Pierre).
« Le Livre de Mahomet est un petit bijou ! J’en savoure une vingtaine de pages par jour… pour faire durer le plaisir (…) (Pascale Dethy, Drogenbos).
« Le mariage de Khadija (…) passage magnifique (…) donne une idée de ce qu’on peut trouver comme trésors dans ce livre. (Maria Abecasis de Almeida, Etterbeek).
« (…) bien fait (…) naturellement, fortement et délicatement (…) Je vous félicite pour votre conte, que j’ai trouvé entraînant, instructif et limpide, mais aussi passionnant qu’émouvant (Houssine Lys, Rabat/Maroc).
« Je me délecte (…) très agréable (…) érudition époustouflante (…) permet de remettre pas mal d’idées toutes faites à leur place. (Pierre Coulon, Rhode Saint-Genèse).
« Je ne connaissais rien du monde musulman (…) les livres ad hoc sont souvent rébarbatifs. J’ai donc lu avec grand plaisir votre ouvrage. (…) admiratif du travail accompli. Sans parler du côté « rapprochement des communautés » qu’initie le livre. Le site internet est aussi un bon complément. (Frédéric Nève, Tournai).

 » J’ai lu le livre de Mahomet..et je l’ai vraiment apprécié… Je ne
saurais pas en faire une meilleure critique que celle qu’on découvre
derrière… (NDLA : en 4e de couverture) et j’adhère tout a fait à ce qui y est écrit… Je te félicite…. C’est un livre qui intéresse et qui plait parce qu’il est aussi bien écrit… C’était un sérieux travail de recherche…mais payé d’une belle réussite ! ! » (Andrée Delépine)

 » Je termine la lecture de ton livre ! Merci pour ce voyage en terre d’Islam… pour ce conte qui « éclaire », « nourrit » et « unifie » ! Une histoire vivante, enrichissante pour notre part d’humanité ! Je ne suis pas déçu, tu l’as compris… Je peux même dire que tu as réussi ton pari : « donner vie au prophète » et le rendre accessible pour nous, occidentaux ! Un livre que je n’oublierai pas ! Bravo pour le travail de recherche et d’information ! Je le prête à mon fils… » (Jean-François Dumont).

« Je suis au chapitre 4 du « Livre de Mahomet ». Un voyage passionnant ! Bravo ! » (Boris Gaquère).

 » Je suis heureux d’avoir fait plus ample connaissance avec toi et ton épouse à l’issue du Mercredi du livre de la Sabam. Comme tu me l’as suggéré, j’ai consulté ton site pour en savoir encore davantage… et je ne suis pas déçu ! Ton interview par Françoise Lison-Leroy m’a particulièrement intéressé : oui, tu me parais être un sacré chercheur de sens, et à travers ta polygraphie très multiple il me semble bien que cette recherche de sens est ton unique but, comme de nombreuses rivières s’écoulent de la même montagne… Cela me touche que tu dises « aller inlassablement à la recherche du Beau, du Bien et du Bon », ce en quoi tu rejoins le fameux kalos k’agathos des Grecs anciens – mais il faut un certain courage pour le dire à notre époque de plainte universelle et de célébration du laid et de la destruction…
Oui, j’écris « âme » dans mes poèmes si je veux. Tu parles du Beau, du Bien et du Bon. On se rejoint, je crois, quant au fond (en ce qui concerne la forme, il est clair que tu es mille fois plus prolifique que moi…). Je vais me procurer ton Gilgamesh et ton Mahomet (que Marie-Clotilde avait évoqué et qui me paraît tomber pile, dans un contexte de suspicion grandissante à l’égard de l’islam) et me réjouis déjà de les lire. » (Thierry-Pierre Clément).

 

Booster la publication

 

LU DANS LES MEDIAS…

(je ne retiens que de brefs fragments)

(…) un Mahomet à mille lieues des clichés colportés à son encontre, réformateur en quête d’équité et de vérité (…) une belle histoire, avec de l’émotion et du suspense (…) (revue de la SABAM, Sylvie Godefroid, avant la présentation au « Mercredi du Livre »).

(…) un conte enlevé, mixant pur plaisir de lecture, vérités historiques et réflexion. (…) (Le Vif, Nicolas Clément).

(…) Pour aller à sa rencontre, Philippe Remy-Wilkin a étudié les « traditionnistes » musulmans et les orientalistes occidentaux (…) (Magazine Le Wolvendael).

(…) L’auteur s’est imprégné de la culture islamique jusqu’à retrouver la magie des conteurs orientaux. (…) un conte documenté mais prenant, poétique et émouvant. (…) (Revue Indications, Laure-Elisabeth Lorent)

(…) Tu utilises une langue vie, animée de dialogues, tutoyant la poésie (…) Ce récit repose sur des bases historiques et scientifiques solides. Et s’en évade. (…) Cette lecture-là nous parle d’aujourd’hui. (Le Courrier de l’Escaut, Françoise Lison). Qui ajoute encore : « Intemporel, planétaire, pétri d’humanité, résolument moderne : la vie bat son plein. » Quel compliment !

 (…) une langue souple et soignée (…) (L’Avenir/Brabant, Michel Paquot).

 

 

 

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