SERIES TL

Binge watching… ou presque pendant les fêtes de fin d’année 2016/2017

avec les 2 dernières saisons de Downton Abbey et la saison la plus récente de Walking Dead. Pas vraiment la même atmosphère mais quelle qualité ! La première m’a rendu heureux et transporté là où j’eusse aimer vivre peut-être, la deuxième m’a retourné les entrailles et déstabilisé une fois de plus.

1864, amours et trahisons en temps de guerre (2015)

Série danoise en 8 épisodes due au créateur de Borgen. On retrouve d’ailleurs trois des héros de la série-hit. L’idée est excellente et le tout a du charme voire du souffle. Recréer une page importante de l’histoire du Danemark, quand celui-ci s’oppose à l’Allemagne pour la possession des duchés du Schleswig-Holstein (où l’on parlait allemand). Qui plus est, il s’agit d’autocritique car, derrière la trame romanesque, on dévoile une défaite nationale et surtout un sentiment de supériorité messianique dont un belge ne se douterait pas. Mais regret : narration un peu poussive. Ah, Arte bien sûr !

Broadchurch (2015, saison 2)

La saison 1 de cette belle série british a eu un tel succès que… les Ricains, comme d’hab (cette détestable manie de formater tout à leur semblance sans être capables de s’intéresser à la culture de l’autre !), en ont fait un remake… avec l’acteur principal anglais, David Tennant.Affaire de moeurs dans un petit village du bord de mer aux falaises et prairies oniriques.
Secrets de famille, enquêteurs empêtrés dans leurs probs persos (à un point… !!!), mort d’un enfant, tout le monde est suspect, pasteur, enfant, vieux, amis… Entre nous, je trouve que Tennant a un balai dans le… hum. C’est voulu, vu les probs psys du policier mais disons que le voir ne me paraît pas très jouissif. Sa collègue est l’actrice british typique : pas jolie (du tout !) mais excellente. Ca joue TB, c’est émouvant et bien fichu mais ça manque d’une touche de glamour, d’un zest d’originalité… jusqu’à la saison 2…. qui débute par un retour à la fin de la 1, pour remettre en question les conclusions dudit premier jet (le coupable plaide… not guilty !) et attaquer de front l’affaire évoquée à l’arrière-plan précédemment, censée avoir détruit le héros. Osé !
Pas génial, donc, mais une bonne mini-série, comme la coproduction anglo-française Tunnel aussi (2014).
Morale : on a beau dire. La TL, c’est 95 % de bêtises (TF1, RTL, Plug, AB3, etc.) mais il y a tant de chaînes  dont plusieurs très bonnes (Arte !!!!!! cadeau citoyen du ciel mais France 5, TV 5…) qu’on peut nourrir toutes nos soirées à coups de beaux films, belles séries et beaux docs, émissions enrichissantes.

The Code (2015)

Magnifique série astralienne, une des meilleures mini-séries de l’année, qui rappelle que l’Australie nous avait déjà offert le remarquable (mais perturbant) La gifle. Il est question de hackers, de complot international, d’émigrants iraniens, de deux frères très unis (l’un hébergeant l’autre, quasi ingérable, atteint du syndrome de… imprononçable ! Asperger ?), du bush et des aborigènes, de services secrets qui dérapent, de politiques corrompus…
Emouvant, très bien joué, narration tendue.

Peaky Blinders (saison 1, 2015, Arte)

Bonne série british ! Presque TB. Mais, comme me le disait récemment Lorent Corbeel, le rédac’chef de la revue Karoo, il y a une limite narrative : on devine un peu trop ce qui va suivre.
Sinon, très bon casting et belle mise en scène. Musique un peu déroutante (décalage entre l’époque de Churchill et le rock du corbeau Nick Cave) mais pas trop, et de qualité, somme toute.
Pour situer, je dirais que ça a un fort relent de Sons of Anarchy, la fameuse série US consacrée aux bikers. Déjà, beaucoup d’Irlandais et même l’un des Sons (sic !). Surtout cette même situation d’une bande de marginaux, d’outlaws aux liens familiaux très serrés, ce contraste de violence et d’éthique clanique, ce jeune chef de bande qui se voit déborder fréquemment par une mater familias (ici, une tante) ô rugueuse et dangereuse, qui peine à faire de la place à l’élue de coeur hors clan. Ce côté Hamlet et Ophélie (un peu dilué par rapport aux Sons). Cette même interrogation face à des représentants de l’ordre plus outlaws ou moins moraux que les gredins officiels.

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