16. ENCRES LITTORALES

Philippe Remy-Wilkin (par Gisèle Wilkin-Remy).

La nouvelle sur le site des Editions Lamiroy

Philippe Remy-Wilkin, Encres Littorales, Lamiroy (collection Opuscules), 4 € / 2 € en format numérique

commande aisée via l’éditeur, sinon le livre est disponible à Bruxelles chez Tropisme ou La licorne, etc.

Le pitch, en 4e de couverture

Un jeune homme piste une jeune femme dans les musées de la Côte belge. Officiellement, elle aurait égaré un portefeuille bien rempli, mais il ignore son nom, se raccroche aux minces indices d’une rencontre aussi brève qu’intense. Il paraît bien fébrile, cependant, sinon obsessionnel. L’enquête et la quête s’entrechoquent, le suspense, une interrogation identitaire. Qui s’élargit au littoral, des allures de mise en abyme du Plat pays.

Premiers retours des lecteurs et critiques…

. Claude DONNAY (poète, romancier, éditeur, directeur de revue) :

Pour cette fin d’année plutôt morose, Philippe Remy-Wilkin nous offre un « opuscule » des plus revigorants. Un régal.Nathan entrevoit une jeune femme, la suit, la perd et se lance à sa recherche tout le long du littoral belge, la « Côte » entre La Panne et Ostende. Elle aurait perdu un portefeuille contenant une forte somme. Est-ce vrai ? Est-ce un prétexte pour poursuivre la quête, l’enquête ? De musée en musée, de ville en ville, s’entremêlent des souvenirs de lectures historiques, de sensations enfouies, d’artistes emblématiques et d’auteurs plus ou moins apparentés. La « Côte belge », microcosme d’un pays éclaté, improbable, surréel… Le héros s’interroge, et la femme, cette mystérieuse ELLE, personnifie cet ancrage essentiel à toute vie, elle nourrit l’encre – les encres – des récits qui permettent « aux frêles esquifs humains » de « s’amarrer ».Dans cette nouvelle de 5 000 signes (longueur imposée), l’auteur emmène le lecteur, qui le suit le souffle coupé, avec au cœur cette mélancolie douce amère des écrits ancrés dans des lieux magiques. La « Côte » de Nathan (du narrateur aussi), c’est une parente proche de notre Côte à chacun de nous. Et l’écriture tout en nuances de Philippe Remy-Wilkin est un enchantement. À peine clos le petit volume, l’envie nous prend de le relire, puis de picorer au hasard des phrases fondantes comme un coquillage en chocolat.« Une procession de femmes, jupes blanches et bustes dénudés, traverse la matière pour fondre sur lui, des officiantes ».« La vie est une parenthèse ouverte sur l’océan de la mort, perçoit-il, qui n’est jamais qu’une autre vie, plus large » Avec cet opuscule, Philippe Remy-Wilkin signe un petit bijou précieux qu’on a envie de garder longtemps au chaud de sa poche pour s’en délecter jour après jour. Ah, toujours cette image de pralines, qui me trotte dans la tête… (27/12/21).

. Kate MILLIE (autrice, journaliste) : « Ca y est, je l’ai lu !!!!! (sur papier – plus confortable). J’ai adoré ! Quelle balade, mais quelle balade ! je vais essayer de me livrer à l’exercice de la petite note de lecture. Bien à vous 🙂«  (décembre 2021). Ensuite, elle publie un bel article dans le magazine BRUXELLES CULTURE (dirigé par Daniel Bastié). Extraits : « Encres littorales nous ancre dans un somptueux parcours iodé commençant à la gare de Gand. Nathan, écrivain habité par un projet de roman policier, rencontre une jeune femme aux « cheveux sombres bouclés, peau mate, grands yeux noisette » (…) Et c’est parti pour une lancinante poursuite déclinée tel un « road movie » (…) Ou plutôt un intense « museum movie ». (…) pour l’immense plaisir des amoureux de la mer du Nord, Nathan va investiguer, un par un, les plus emblématiques lieux situés entre la Panne et Ostende. Pas question de dévoiler une intrigue qui se jouera des brise-lames et des récifs. On l’aura deviné, « chercher la femme », est un prétexte voyageur alliant interrogation identitaire et mise en abyme. Non dépourvu d’humour. (…) » Pour le texte complet :

Peut être une image de texte


. Jean-Pierre LEGRAND, dans LES BELLES PHRASES :

« Encres  littorales est un bien joli titre qui tient toutes ses promesses. Les encres s’y mêlent comme les sangs d’une lignée entée sur un territoire, ne formant plus à la fin qu’un seul récit. L’encre, c’est aussi le matériau de prédilection de Spilliaert, (…) dont le personnage féminin semble, dans son immatérielle évanescence, tout droit sorti d’une toile de l’artiste. (…) une traque, à la fois quête et enquête, questionnement identitaire sur fond d’introspection. Le tout est écrit dans style nerveux (…) bien accordé au rythme du récit. Philippe Remy-Wilkin étage savamment les plans narratifs et contextuels (…) En arrière-plan (…) la Côte belge déroule  son histoire culturelle et humaine: « J’analyse celle-ci comme une mise en abyme de la Belgique. Ou de métaphore de son identité . Une bande littorale très effilée de 70 kilomètres entre la France et la Hollande. Le Plat pays, le vrai (…) Il y a l’entrechoquement des langues et ces vacances communes aux deux communautés, cette sédimentation des mémoires et des souvenirs, ce tram mythique qui unifie l’ensemble. La présence royale disséminée partout et comme nulle part ailleurs » (…) la porosité entre les différents plans narratifs fait des références culturelles un élément qui participe de la dynamique (…) J’admire la virtuosité avec laquelle, sur trente pages, il est parvenu à structurer une polyphonie où plusieurs voix évoluent en parallèle, puis semblent  se croiser pour finalement s’écarter sans jamais entraver le rythme de la nouvelle. La mise en abyme de la côte belge comme précipité de notre histoire est particulièrement réussie. (…)

Voir article complet : https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com/2021/12/23/encres-littorales-de-philippe-remy-wilkin-lamiroy-une-lecture-de-jean-pierre-legrand/ (décembre 2021).

Encres littorales #217

%d blogueurs aiment cette page :